Tartuffe n’est pas mort

Ah!  qu’elles étaient belles et émouvantes ces envolées lyriques, ces accusations, ces mains vengeresses tendues bien haut de nos médias bien-pensant pour fustiger les atteintes à la liberté de la presse du “tueur fou” qui, bien entendu, ne pouvait être que d’extreme droite.  Caroline Fourest, notre passionaria à la petite semaine, n’hésitait pas une seconde, dans un article du Huffingtonpost, a pointer son doigt vengeur vers le FN qui, par ses propos racistes, fascisants, irresponsables, etc., finissent pas provoquer des vocations de tueurs fous.  Et oui Mesdames, rien de moins!

Et soudain, badaboum!  On a trouvé la fameuse “terreur”.  Pas de pot, c’est un Maghrébin et, en plus, d’extreme gauche.  Ça c’est vraiment pas de chance.  On pourrait s’attendre à des mea culpa.  Que nenni.  Il n’en est pas question!.  S’excuser serait admettre la réalité des choses, ce qui ne va pas avec le métier de bourreur de crânes.

Quand ces gens là sont malades, la cause n’est certainement pas l’honnêteté intellectuelle.

 

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La reprise

 

Les Nouvelles de la semaine reprennent après un silence de deux mois dû 1) à la paresse, 2) à un voyage de quelques semaines à l’autre bout du monde, et 3) à une nausée persistante causée par la situation de notre pays.

La paresse a ceci de bénéfique qu’elle permet de reposer le corps et de laver le cerveau.  Le lointain voyage éloigne l’observateur de l’arbre qui lui cache la forêt, obtenant ainsi une image plus claire et plus précise de l’objet de son attention.  Malheureusement, quand cet objet est la France actuelle, il en résulte une nausée persistante.

 

Une chose saute aux yeux quand on voyage en terre étrangère : La France n’intéresse personne.  Pourquoi ?  Tout simplement parce que les Français ne sont plus intéressants.  Longtemps considéré comme le plus spirituel, le plus charmant, le plus inventif, le plus talentueux, le plus ingénieux, le plus audacieux et le plus aventureux au monde, le peuple français est devenu, en quelques décennies, un ramassis d’assistés, de nombrilistes, de découragés, d’individualistes, qui ne vivent plus ensemble mais seulement cote à cote.

 

Après le pourquoi ? Vient le Comment en est-on arrivé là ?  Deux réponses concomitantes s’imposent : 1) la déresponsabilisation de l’Etat, qui délègue ses prérogatives régaliennes, donc la souveraineté nationale, à l’Europe -entité encore très vague en ce qui concerne ses devoirs envers les peuples de l’Union et, surtout, sa légitimité.  Les décisions importantes, celles qui affectent la vie quotidienne des Européens, sont aujourd’hui entre les mains d’un groupe de personnes, qu’on appelle les « eurocrates », non élues donc non responsables devant les peuples qu’elles gouvernent.  2)  La déresponsabilisation de l’individu qui est considéré, par l’Etat, plus comme un patient que comme un citoyen responsable.  Depuis trente ans, la politique du « ne vous occupez de rien, nous faisons tout pour vous », poursuivie avec acharnement par nos gouvernements, a complètement lobotomisé les Français.  A coup de lois, de règlements, de subventions, de dérogations, de « régimes spéciaux », de zones de non-droit, ils ne comprennent plus ce qui leur arrive, qui les gouverne, ni où ils vont.  Ils s’accrochent, en désespoir de cause à leurs « avantages acquis » et leurs congés d’été et d’hiver, les multiples ponts et leurs postes TV plasma.  Ils commencent à peine à comprendre que tout cela a un coût, et encore a-t-il fallu qu’Hollande et sa bande de bras-cassés se mettent à taxer à tout va pour les réveiller de leur hypnose !  Quand on vit au-dessus de ses moyens pendant si longtemps, le réveil est toujours difficile ; les esprits s’échauffent.  Et la révolte gronde.  Mais, pour l’instant, seulement pour qu’on leur redonne les moyens de retourner dans leurs cocons bien ternes et médiocres.  Le véritable soubresaut, celui de l’effort et des sacrifices pour retrouver leur dignité d’hommes libres et responsables, n’est toujours pas au rendez-vous.

 

Alors que 50% des Français se disent prêts à quitter la France, le gouvernement actuel encourage l’immigration, légale et sauvage, en créant plus d’appel d’air.  La substitution de la population de souche par les envahisseurs s’accélère.  Nous vivons aujourd’hui un moment historique de l’Histoire de France, et il n’est pas glorieux !

 

En une trentaine d’années, les Français ont pu voir leur souveraineté populaire confisquée par leurs hommes politiques qui, une fois élus, se  sont empressés de renier leurs promesses électorales par des distributions « d’avantages acquis ».  Puis ils ont abandonné la souveraineté nationale à une entité conçue à la va-vite, dont les décideurs, non-élus, aux mains des grands lobbies économiques et financiers, s’amusent à gaspiller l’argent de leurs impôts qui, eux, ne cessent d’augmenter.

 

L’assistanat tente, tant bien que mal, à amortir les dégâts.  Mais, là aussi, les coûts s’envolent et les recettes diminuent.  Le résultat, nous l’avons devant nous : une situation explosive, insurrectionnelle, où tout peut arriver, le pire comme le meilleur.  Et ce n’est malheureusement pas la qualité de nos politiciens actuels qui nous pousse à l’optimisme et peut nous faire espérer le meilleur.

 

Vous avez dit « nausée » ?

Réforme, réformette … ou poudre aux yeux?

Depuis le début des années 80 le grand public pouvait savoir que notre système de retraite allait rencontrer de graves difficultés avant la fin du siècle dernier.  Ce n’était pas une question de voyance extra-lucide mais de simple arithmétique.  Les « baby boomers » de l’immédiate après-guerre et leurs parents se retrouveraient en masse à la retraite au début du XXIème siècle alors que la relève, les nouveaux actifs, ne seraient plus aussi nombreux et ne pourraient plus contribuer au paiement des pensions sans de profondes restructurations du système en place.

Tous nos politiciens, toutes tendances confondues, ont oublié que « gouverner c’est prévoir» et ont continué à distribuer de nouveaux privilèges aux « régimes spéciaux », soi-disant pour maintenir la paix sociale ainsi qu’à de nouvelles classes de bénéficiaires qui n’ont jamais, ou presque pas, cotisé et ont ainsi passé la patate chaude à leurs successeurs, qui se sont empressés d’en faire autant.  Après moi, le déluge !

Depuis vingt ans, Balladur, Juppé, Fillon et Sarkozy ont bien essayé d’entreprendre les réformes nécessaires mais n’ont jamais eu le courage d’aller jusqu’au bout.  Ils n’ont réussi qu’à maintenir le statu quo.

Aujourd’hui, avec des finances publiques en faillite, le nouveau pouvoir socialiste prend en mains, avec le courage et la détermination inébranlables qu’on lui connaît, le dossier.  Le Premier Ministre, J.M. Ayrault, a annoncé hier les résultats de cette audacieuse réforme.

1)   Il n’y aura pas de hausse de la CSG pour financer les retraites.  Voilà au moins une bonne nouvelle !  Oui mais on aura droit à une augmentation des cotisations salariales et patronales.  Ça c’est une mauvaise nouvelle.  Pour le pouvoir d’achat des salariés, qui n’arrête pas d’être mitraillé par les nouveaux impôts, et les prélèvements et contributions en tous genres ; et pour la compétitivité de nos entreprises qui subissent, elles aussi, le même traitement.

2)   La durée des cotisations passera de 41,5 ans à 43 ans … en 2035, s’il reste encore un système de retraite digne de ce nom à cette date !  Un an et demi de plus en 22 ans ! Ça c’est du courage !  Alors que l’Allemagne de Schroeder avait ajouté cinq ans d’un seul coup !

3)   Un « compte pénibilité du travail » sera lancé en 2015 (tiens, deux ans avant les prochaines élections présidentielles !  Un hasard, sans doute).  Autant dire, une autre usine à gaz qui permettra de « maintenir la paix sociale » quand les syndicats deviennent trop turbulents.  Il sera, bien entendu, au moins au début financé par les entreprises.  Ce qui va encore améliorer la compétitivité de ces dernières.

4)   Pour faire passer la pilule auprès des entrepreneurs qui peuvent, eux aussi, devenir turbulents, Ayrault annonce un allègement du coût du travail.  Comment ?  On n’en sait rien, mais elle va concerner « la branche familiale » qui verra les cotisations salariales augmenter et les prestations diminuer.  Bravo l’artiste !  Bel exercice de prestidigitation !  On donne d’une main ce qu’on enlève de l’autre.  Et encore merci pour le pouvoir d’achat des ménages.  Il y a quand même une bien modeste carotte : le gouvernement va rétablir l’indexation de barème de l’impôt sur le revenu.  Le gouvernement est bien trop bon, il nous redonne ce que son prédécesseur nous avait enlevé … en l’ayant gardé au moins deux ans en place !  Cela permettra une « quasi » stabilisation des prélèvements dès 2014.  Notez bien le « quasi » de précaution, parce que les promesses non tenues de Hollande et Ayrault nous ont appris à être prudents en la matière.

Que peut on tirer de ces annonces ?  Que cette « réforme » n’est même pas une réformette, juste de la poudre aux yeux.  Qu’elle ne s’attaque pas aux causes profondes de notre système de retraite.  Que c’est en fait une autre manière de ponctionner un peu plus les contribuables et les entreprises.  Que le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises vont être les grands perdants de cette magouille.  Et, surtout, qu’il faudra encore tout recommencer dans quelques années.  Certainement avant 2035.

Plus c’est gros, plus ça marche

 

 Il est courant d’entendre des journalistes, des politiciens ou même des citoyens lambdas affirmer, sans l’ombre d’un doute, que « la mondialisation est responsable de l’augmentation de la pauvreté dans le monde ».  D’où les milliers de clandestins qui risquent chaque année leur vie pour atteindre l’el Dorado européen ou américain.

Ces vagues continues d’immigration sauvage avaient comme justification, au début, les « persécutions politiques ».  L’alibi n’a pas tenu la route bien longtemps et il a bien fallu reconnaître la réalité des choses : le motif économique, et de tenter de le transformer en cause légitime et légale pour ouvrir  en grand nos frontières à tout le monde.  Nos belles âmes ont vu là un immense champ de développement pour leurs fonds de commerce pseudo humanitaires.

C’est là donc qu’est apparue une charrette pleine de slogans, aussi bêtes que mensongers, tournant autour du thème : « la globalisation de l’économie mondiale a fait exploser les inégalités et augmenter la pauvreté dans le monde ».  On faisait ainsi d’une pierre deux coups : on diabolisait la mondialisation ou la globalisation de l’économie (bête noire de nos âmes pures … dont elles profitent tout de même !) et on lançait les bases du mouvement vers la légitimation et la légalisation espérée de l’immigration clandestine.

Le gros problème est que ces déclarations reposent sur un gros mensonge.  Les statistiques des grandes institutions internationales, de l’INSEE à l’ONU, démontrent que depuis vingt ans, c’est-à-dire bien après le début de la mondialisation, plus de 500 millions de personnes sont sorties de la pauvreté.  Certes, dans certains pays les inégalités se sont accrues, pas à cause de la mondialisation mais par la faute de la corruption de leurs dirigeants, comme le montre les chiffres de l’indice de corruption attribué par ces organismes à chacun de ces pays.

Peut-on alors parler, comme le font les chantres de l’ouverture de nos frontières à tout le monde, de phénomène de cause à effet ?  Certainement non, sauf si on est intellectuellement malhonnête.  Ce qui, apparemment ne semble pas gêner nombre de nos politiciens et journalistes.

Faits marquants de la semaine du 12 au 18 Août

Deux faits marquants cette semaine :

 

En premier lieu, les évènements en Egypte.  Pour ceux qui suivent, même en amateur, la situation, ce qui se passe au Caire et dans les grandes villes ne devrait pas beaucoup les étonner.  Se croyant les maîtres du pays, Morsi et ses barbus frénétiques ont oublié d’observer un peu de prudence dans leur nettoyage par le vide pour transformer le pays en paradis islamiste et instaurer le régime de la Sharia.

Les Egyptiens sont très majoritairement musulmans.  Ils ne sont pas pour autant islamistes.  S’ils ont fait la révolution pour chasser le président-dictateur Moubarak, ce n’était pas pour le remplacer par un régime théocratique, dont ils n’ont jamais voulu, mais pour y installer une démocratie, ou quelque chose qui y ressembler.  Comme les Bolchéviques en 1917, en Russie, ou en Tunisie et en Lybie plus récemment, un groupuscule bien discipliné et décidé a fait un hold up électoral sur le mouvement d’inspiration démocratique et s’est installé au pouvoir.

S’en est suivi une kyrielle  de mesures destinées à mettre en place une constitution « islamique » et la création de milices armées chargées de remettre dans les rangs les mauvaises têtes et de terroriser les coptes chrétiens en les massacrant et en brulant leurs églises.

Les forces armées égyptiennes, seule institution organisée et disciplinée dans le pays, a laissé faire jusqu’à ce que Morsi aille trop loin.  Après de nombreux avertissements, les généraux ont pris les affaires en main et destitué le président.  De leur coté, les Frères Musulmans ont choisi l’épreuve de force, sachant parfaitement bien que 1) ils ne seront pas suivis par l’ensemble de la population, et 2) ils n’ont aucune chance de l’emporter face à l’armée.  L’option qui semble avoir leur préférence  actuellement est de pourrir la situation en créant encore plus de désordre et de bains de sang (les martyrs ont toujours une grosse côte dans leur idéologie) tout en préparant leur retour dans la clandestinité en attendant une nouvelle chance dans un avenir pas trop lointain.

Ce qui étonne vraiment dans toute cette histoire c’est le rôle que semble jouer les médias occidentaux, et plus particulièrement les français.  On ne voit et n’entend qu’un seul son de cloche, celui des Frères Musulmans. Le matériel des reportages viennent uniquement de ceux-ci et aucun travail de fond n’est accompli pour expliquer pourquoi les militaires ont « passé le Rubicon » et l’attitude du reste de la population égyptienne (au moins la moitié des habitants !).  On ne peut qu’être étonné de cet engouement de nos journalistes pour ceux qui se préparaient à instaurer un régime politique dans lequel la femme devenait citoyenne de second ordre, où les non-musulmans perdaient toute protection de l’Etat, où les droits de l’homme (dont on nous gargarise à longueur de temps) était piétinés, et où on se préparait à islamiser le reste du monde par la force si nécessaire.

On n’a presque pas parlé de la montée des persécutions dont sont victimes les coptes depuis l’arrivée au pouvoir de Morsi et de ses nervis.  Une journaliste de F2, arrivée depuis seulement quelques heures au Caire nous a fait un long discours sur les massacres perpétués par les militaires, reprenant ainsi, presque mot à mot, les « éléments de com’ » des partisans du président déchu..  C’est à se demander ce qu’elle a pu apprendre dans son école de journalisme !

 

Autant pour les qualités professionnelles de nos journalistes.  Revenons maintenant sur un événement typiquement franco-français.

Le 12 de ce mois, on apprenait qu’une jeune musulmane de 16ans avait été attaquée, insultée, et atteinte de coupures au visage alors qu’elle marchait dans une rue de Trappes.  Ses agresseurs, deux hommes d’une vingtaine d’années, de « type européen » et « le crâne rasé » se sont ensuite enfuis quand un jeune homme à bicyclette est arrivé sur les lieux.  Le lendemain, elle portait plainte au commissariat de police.

On notera que, selon ses déclarations à la police, la rue était déserte et qu’il n’y avait pas de témoins ; elle aurait eu le visage « lacéré » par un objet coupant, alors que la police n’a observé que des « griffures », et, son « témoignage » publié sur le Hiffingtonpost ressemble plus à un rapport de police qu’à la déclaration d’une jeune fille encore sous le coup de l’émotion d’une violente agression.

Dans les heures qui suivirent, la France eut droit à l’indignation de nos ministres, des associations contre le racisme (tout au moins contre un certain genre de racisme), et des droits-de-l’hommiste de tous acabits.  Et puis, vingt quatre heures plus tard, silence, qu’on pourrait qualifier de « gêné ».  Que s’est-il passé ?  On en sait rien.  Plus personne n’en parle !  Ni la presse ni les autorités.

Un black-out aurait-il été imposé par les dites autorités parce que cette « ignoble affaire » ne serait qu’un canular ?  Ou qu’il a été décidé d’un commun accord qu’il ne fallait déranger la quiétude des Français en plein congés annuels ?  Le saura t-on jamais.

Ce qui est rassurant c’est de savoir que nos médias font objectivement leur travail

ZIMBABWE

 

Au pouvoir depuis 1980, le président Robert Mugabe vient d’être réélu pour un nouveau terme, avec 61% des voix.  En 33 ans à la tête du Zimbabwe, il aura réussi à en faire un des pays les plus pauvres du monde alors que, du temps où il s’appelait la Rhodésie, tous les habitants mangeaient à leur faim et recevaient des soins médicaux de qualité.  Bien que, ou grâce au fait que, une minorité blanche gouvernait une population majoritairement noire.

Quand on voit et qu’on sait ce qui se passe en Afrique depuis 60 ans, notre Education Nationale ferait mieux de parler un peu moins des « méfaits de la colonisation » et un peu plus de ceux de la décolonisation à nos chères têtes blondes.  Ne serait-ce que pour leur donner une idée un peu plus juste de ce qui se passe dans le monde.

Savez-vous …

 

–      …que depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le voile islamique, 705 contrôles de police ont été effectués, dont 423 sur des femmes entièrement voilées ?  Ces chiffres, modestes, signifient soit qu’il y a très peu de femmes voilées en France (ce qui paraît étonnant quand on se promène dans le quartier Barbès  à Paris ou Porte d’Aix à Marseille) ; soit la police ne fournit pas des statistiques exactes ; soit elle a reçu des ordres pour ne pas créer des « provocations » dans certaines zones qualifiées pudiquement de « sensibles ».

–      …que le nombre de contrats d’apprentissage a baissé de          23% ?  Serait-ce parce que le gouvernement a supprimé   l’ICF (indemnité compensatrice de formation), dans un premier temps, puis remis en place pour les TPE (très petites entreprises) de moins de 10 salariés ?  Voilà un gouvernement qui se targue d’œuvrer  pour l’emploi mais qui prend des mesures pour le décourager dans e secteur privé.  Il est vrai qu’il préfère  voir le plus possible de citoyens dépendre de la générosité de l’Etat plutôt qu’être indépendants, c’est-à-dire libres.

–      …qu’à la fin du programme d’aide de l’Union Européenne, la Grèce aura encore besoin de €11 milliards supplémentaires ?  On est surpris d’apprendre qu’il y a des gens que ça étonne encore !

–      …que les Allemands ne sont pas du tout contents de l’idée de Mario Dragui, le président de la Banque Centrale Européenne, de publier les minutes des délibérations de son conseil d’administration. ? On les comprend, cela démontrerait que se sont eux les patrons de la BCE mais qu’il n’y a pas beaucoup de monde pour les soutenir.  La presse d’Outre Rhin est déchainée contre ce pauvre Dragui  (qu’elle encensa    it auparavant), qui était aussi, jusqu’à aujourd’hui, le chouchou d’Angela !

–      …que l’armée française va bientôt pouvoir se réunir dans une cabine téléphonique ?  Le général en chef Hollande  prévoit d’envoyer six régiments à la casse et la suppression de 34.000 de postes d’ici 2018, dont 5.800 d’officiers.  Après la désindustrialisation de la France, voici venir son désarmement.  Ça ne vous rappelle pas le Front populaire … et ce qui a suivi ?

Décoder François Hollande

 

De toutes les critiques qui accablent notre président normal, il en est une qui n’est pas fondée : il n’aurait pas de projet pour le pays, pas de direction dans sa politique.  C’est injuste envers cet homme car il a une projet bien précis, même s’il fait tout pour bien le cacher : il veut changer radicalement  la société française.  Rien que çà !  Et en dix ans maximum !

François Hollande n’est pas un homme particulièrement gâté par la nature : il n’a ni le courage du chevalier Bayard, ni le cerveau d’Einstein, ni le physique d’Alain Delon, ni la puissance intellectuelle de Raymond Aron, ni la grandeur d’âme de l’Abbé Pierre.  Non, mais il possède la froide détermination des médiocres qui veulent quand même, et à condition que ça n’entraine pas trop de dangers pour leur personne, laisser leur marque, fût-elle éphémère, dans l’histoire.

Il a donc commencé par se « mettre en position », c’est-à-dire se placer dans un endroit où des opportunités pourraient se présenter et, lui, en profiter.  C’est une stratégie aussi valable qu’une autre et qui a bien fonctionné avec un autre François, Mitterrand celui-là.  Le « must » en la matière est d’abord de faire l’ENA, avec çà on peut bien attendre un peu, on a le casse-croute et le gîte d’assurés, plus un peu d’argent de poche.  Puis on cherche une formation politique dans laquelle un jeune à l’ambition modérée peut se faire une place sans trop de risques.  Ça tombe bien, le Parti Socialiste est en pleine ascension avec, à sa tête, un leader aux dents acérées et qui, lui, n’a pas peur de prendre des risques.  Notre jeune Hollande s’accroche donc à la charrette Mitterrand et attend son heure.  Il s’occupe à de petits travaux pour le chef de l’Etat et surtout se fait des amis aux PS.  Il faudrait dire, plus justement, qu’il ne se fait pas d’ennemis car notre François a ceci de particulier c’est qu’il est toujours d’accord avec tout le monde.  C’est pour cette raison que Jospin, en 1997, le choisit pour prendre le poste de Secrétaire Général au PS.

C’est çà qu’il y a de bien chez les Socialistes : la sécurité de l’emploi.  Comme dans la fonction publique, il suffit de durer et on monte automatiquement en grade.  Ainsi, et grâce à une femme de chambre du Sofitel à New York, il se retrouve, en 2011, avec peu d’amis mais pas d’ennemis, le candidat désigné par le PS à l’élection présidentielle de 2012.  Et là encore, sa veine, qu’on pourrait qualifier de cocu, le place face à Nicolas Sarkozy, le Président sortant qui voulait tout faire mais n’a rien accompli, sauf peut être augmenter la dette de la France de €600 milliards.

A force de promesses, presque toutes aussi saugrenues les unes que les autres, il emporte le trophée.  Et, dans la foulée, les élections législatives qui lui donnent la majorité au Parlement.  Il a tous les pouvoirs et le « Président normal » ne va alors pas le rester très longtemps.

Pour comprendre la suite, il faut savoir que tout socialiste français a un rêve : celui de laisser son nom dans l’histoire du socialisme français, c‘est à dire mondial.  Jaurès qui défendit Dreyfus et établit le socialisme comme une force politique permanente ; Blum et les congés payés, Mitterrand premier Président socialiste de la Vème République.  Mme Aubry aimerait bien que ses 35 heures soient ajoutées à ce prestigieux tableau d’honneur mais la mesure n’a pas vraiment été un succès !

Il faut également savoir que le socialisme français est profondément imprégné des idées de Jean-Jacques Rousseau, le philosophe du Contrat Social.  Comme tous ses collègues de l’époque, son œuvre commence avec une description de « l’état de nature », c’est-à-dire l’état du monde avant que la société humaine organisée apparût.  C’est une description forcement théorique puisque l’avancement des sciences ne pouvait, à l’époque (et même aujourd’hui), offrir aucune précision sur la situation réelle de la vie de nos lointains ancêtres.  Ainsi, pour Thomas Hobbes, l’état naturel n’était qu’une jungle où régnait la loi du plus fort.  Pour John Locke, chacun vivait de son coté mais généralement en paix car les hommes savaient « naturellement » qu’il faut se porter secours mutuellement.  Pour notre ami Rousseau, c’était la paradis dans lequel les hommes étaient bons et heureux et c’est la société, une fois constituée qui les a corrompu et fait tomber dans les guerres et les malheurs.  Son grand projet est dès lors de changer la société afin que les hommes retrouvent leur virginité et leur bonheur originels. Projet que notre président normal entend bien, aujourd’hui, mettre en œuvre.

La société française a pour socle la famille, la nation, des racines judéo-chrétiennes, une langue commune et une histoire dont elle est fière.  Sous prétexte de la « moderniser », Hollande ambitionne de la détruire pour mieux la reconstruire (ça ne vous rappelle pas un certain Mao ?  Ou un autre du même calibre, Pol Pot ?).  La feuille de route du nouveau président est toute tracée et ce n’est pas la situation catastrophique de la France qui va le faire hésiter à entreprendre son grand dessin.  Au contraire, le chômage, la dette, l’insécurité, la désindustrialisation, le désespoir des jeunes et des vieux, tout cela le sert parfaitement car l’attention des Français se concentre sur ces vrais problèmes et lui laisse les mains libres pour mettre en place sa grande ambition.

Il commence donc par la famille, car, in fine, c’est tout ce qu’il vous reste quand tout le reste a fichu le camp.  La famille traditionnelle, c’est-à-dire la famille normale, est le noyau dur de la société, le cœur de la solidarité et de l’entraide quand tout va mal.  Hollande débute son quinquennat en la ridiculisant : il reprend une habitude de nos monarques absolus, il officialise sa maitresse !  Il n’a jamais été marié, ni même pacsé, mais il fait de Valérie T. la première dame de France, la trimbalant dans ses déplacements officiels à l’étranger, ce qui ne manque pas, à ses yeux, de rehausser le prestige de la France !  On peut également noter que beaucoup des ministres sont dans la même situation et en tirent même une certaine fierté : ils sont, en quelque sorte l’avant-garde de la nouvelle société.

Et puis, il y a eu le coup de massue du « mariage pour tous ».  Le coup a été perçu un peu comme une manipulation pour détourner l’attention des problèmes socio-économiques qui pourrissent la vie des Français., alors que c’est exactement le contraire qui se passait.  L’affaire fût menée rondement, avec des pseudo débats où on entendait surtout les partisans de la mesure s’exprimer, la ministre de la justice a fait du rentre-dedans aux parlementaires de l’opposition pour leur prouver à quel point ils étaient ringards, réactionnaires, et homophobes, et en trois temps deux mouvements la loi était voté et les premiers mariages « entre personnes du même sexe » célébrés très bruyamment, comme il se doit.  L’humanité vient de faire un pas de géant vers la nouvelle société.

Le prochain sera l’adoption et l’application de la loi bannissant les genres.

Sans l’attendre, l’Education Nationale a déjà commencé le lavage de cerveau de nos chères têtes blondes en leur expliquant qu’il n’y a pas de différence entre un garçon et une fille, un homme et une femme, comme elle le fait déjà pour nier l’existence des races.

La notion de nation, elle aussi, passe, depuis quelques années, à la machine à laver les cerveaux.  L’histoire de France, telle qu’enseignée dans nos écoles, ne signifient plus rien pour les nouvelles générations au point où il vaut mieux aller dans les universités étrangères pour entendre parler des hauts faits de nos ancêtres et de la contribution de nos grands hommes aux progrès de l’humanité.

La langue française et ses grands écrivains passent également à la casserole au profit d’un pataquès qui comprend, au total, pas plus de deux cents mots et qui s’exprime, aujourd’hui, par le biais de pathétiques textos et SMS.

La religion, qui forme depuis deux mille ans notre morale privée et publique, que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, est en voie de disparition, remplacé par une autre, importée et peu à peu imposée avec la complicité ou, au mieux, la passivité de nos hommes politiques.  N’ayant pas évolué depuis quatorze siècles, elle a pour ambition de faire retomber la patrie des Lumières dans l’obscurantisme, la loi du talion et l’état de nature tel que Thomas Hobbes le décrivait au XVIIème siècle.  Ce glissement fatidique sert aussi les projets funestes de notre président normal car il espère bien en tirer des gains électoraux (il se doute que sa politique finira par lasser ceux qui ont fait l’erreur de lui confier leurs voix et il est préférable de prévoir une solution de rechange !) et, par ailleurs, les religions judéo-chrétienne dominantes s’en trouveront très affaiblies.

Les pions sont maintenant bien en place et avancés prudemment et discrètement.  Le gouvernement impose à tous les Français une pression fiscale incroyable en temps de paix : on sait qu’aujourd’hui les Français travaillent sept mois par an pour l’Etat, les retraites commencent à être taillées en pièce par une fiscalité de plus en plus écrasante, l’épargne subie des ponctions de plus en plus importante et ne vaudra plus grand chose au moment de la retraite, l’entrepreneur est vite découragé d’entreprendre.  Quelle conclusion tirer de tout cela ?

Quand on sait que l’Etat demande de plus en plus de sacrifices de ses citoyen, pudiquement appelés « élan de solidarité », mais que lui ne réduit pas d’un sou ses dépenses, qu’il détruit systématiquement tout ce qui constitue les éléments de notre identité, qu’il sabote les liens qui ont uni les Français pendant plus d’un millénaire, on ne peut qu’en déduire que la société française est face à un péril mortel.

Si le projet démoniaque aboutit, il ne restera plus qu’une population sans repères, atomisée, dépendante pour tous les aspects de sa vie quotidienne des subsides publics qui, immanquablement iront en diminuant car ne produisant plus de richesses pour financer l’utopie rousseauiste de notre monarque président.  Utopie par ailleurs fausse puisque le fameux « état de nature » n’était qu’un postulat hautement imaginaire servant de tremplin au développement des théories politique de Rousseau.

Le projet secret de Hollande ressemble, dans son idéal, à celui de Robespierre avec le Terreur, des Bolcheviques, de Mao et de Pol Pot, en moins brutal, mais la finalité est la même : l’homme nouveau grâce à la société nouvelle.  Ebloui par son ambition démesurée et son orgueil débridé, il en oublie les principes fondateurs de notre république : la liberté du citoyen de choisir, l’égalité qu’il veut réduire à sa plus simple expression, et la fraternité qu’il veut remplacer par les subsides de l’Etat.

Le plus pathétique est qu’il n’a pas de Plan B !

Sécurité, quand tu nous tiens …

 

 Regardez les tous, le menton relevé, la parole incisive, le ton martial, les  émeutes de la Trappe les ont tous poussés devant les caméras et les micros. Tout le monde y a été de sa petite rengaine : sur les causes, les effets, les remèdes.  Etrangement, pas un mot sur les victimes,; celles qui ont du se calfeutrer chez elles et admirer le spectacle de leurs voitures brulées, les bâtiments publics flamber, pendants que les « djeunes » s’en donner à cœur joie avec leurs bidons d’essence, leur allumettes, leurs pavés, leurs cocktails Molotov et autres jouets pour rendre les nuits d’été plus festives !

La palme revient à notre valeureux Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.  Après avoir répété ad nauseum qu’il comprenait le désespoir de cette jeunesse des banlieues, il est passé au volet sécuritaire.  « Les lois de la République doivent être respectées et appliquées », nous dit-il, la mâchoire serrée et le ton ferme.

Le résultat ne s’est pas fait attendre , les magistrats de Mme Taubira l’ont suivi à  la lettre : six arrestations, quatre relâchés, une condamnation à six mois avec sursis et une de dix mois de prison.

L’été va être long et joyeux

Plaidoyer pour les fumeurs

« Fumer tue » nous dit l’Etat sur tous les paquets de cigarettes et de tabac.  Bigre, c’est grave çà ! Et, outre nous avertir, que fait donc l’Etat ?  Rien.  Ou plutôt si : il prend des taxes.  D’abord sur ce que l’on fume (les 3/4 du prix du paquet de clopes vont dans les coffres de Bercy), puis sur les obsèques et enfin sur les successions puisque les fumeurs finissent par mourir, c’est écrit sur les paquets !  Ça fait quand même beaucoup d’argent que les fumeurs donnent au Trésor public !

Que récoltent-ils en échange.  Là aussi, RIEN.  Et contrairement aux autres citoyens, les fumeurs voient même leurs libertés individuelles rétrécir à vus d’œil : ils ne peuvent plus fumer dans les lieux publics, dans les cafés, les bars, les restaurants, leurs bureaux, les transports publics, et voilà que notre ministre de la santé veut appliquer cette interdiction partout.  Haro sur les pestiférés !

Résumons un peu la situation.  L’Etat nous prévient que « fumer tue », mais au lieu d’interdire tout simplement la vente et l’utilisation du tabac (qui tue selon lui), il le taxe et s’en met plein les poches.  Il se rend là complice de meurtres à grande échelle, et par intérêt personnel.  Ce n’est plus de l’homicide involontaire mais de l’homicide volontaire.

Puisqu’il ne rend pas pas le vente et la consommation de tabac illégale, les fumeurs restent donc toujours des citoyens ordinaires et sujet au même droits et devoirs que les autres, non-fumeurs.  Avec les taxes qu’ils paient, on pourrait mettre à leur disposition des salles où ils seraient libres de s’adonner à leur plaisir favori, lieux aussi confortables que les espaces réservés aux non-fumeurs (principe d’égalité), même s’ils risquent leur vie (ce qui est parfaitement légal puisque l’Etat n’interdit pas l’usage du tabac).  On sent qu’on approche là de la légalisation du suicide !

El somme, l’Etat met en péril la santé et la vie d’une partie de la population pour des raisons purement financières.  Ou alors, fumer n’est pas aussi dangereux qu’on le prétend et il faut cesser cette tartuferie qui n’amuse plus personne et qui ennuie profondément une grande partie de la population.